TEMPS, ESPACE, EXISTENCE
« Conférence en 60 points seulement sur le noeud de l’univers »
Le nœud d’où tout part…
Vous ne comprenez pas encore ce que vous avez à faire dans ce monde et vous êtes perdu face aux questions que nous pose l’univers ? Daniel, spécialiste autoproclamé de la question vous livre avec détermination une conférence en 60 points sur le « Noeud de l’univers », sous le filtre du temps, de l’espace, de l’existence et de l’humour.
⏳ : 35 min.
1 heure si couplée avec une lecture de textes de Max Aub.
📍 : Appartement, médiathèque, lieu insolite…
🏟️ : 30-60 pers max.

NOTRE CHEMIN créatif
Ce spectacle a été créé pour répondre à la commande faite par la première édition du festival en appartement « Hors Lits Lille », qui recherchait une forme théâtrale. La demande était claire : 20 minutes de performance à imaginer dans l’appartement qui nous était attribué.


Cette demande est venue à point nommé : cela faisait un moment que nous cherchions à travailler autour de texte de Daniil Harms. Cet auteur nous accompagne depuis la création de la compagnie, il a nourri énormément tous nos travaux d’improvisation jusqu’au spectacle de clown, il était présent dans notre cabaret et dans une première en appartement où nous lisions certains de ces textes avec un pupitre où nous campions déjà des personnages Harmsiens en décalage, qui posent question. On le qualifie d ‘absurdisme, car il était là dix ans avant ce qu’on aime appeler le théâtre de l’absurde, un ovni dans sa génération et s’imposait d ‘écrire un texte différent chaque jour, quitte à ne pas le terminer. C’est un dramaturge de l’inachevé, un chercheur de sens, de sens caché, créateur de décalage, un homme engagé contre la répression et la censure du régime stalinien. Ce qui lui coûta la vie au Goulag.
Nous sommes tombés sur « Temps Espace Existence » un texte qui pose déjà dans les années trente, les questions que développera plus tard la physique quantique. Ce texte nous est apparu profondément drôle, dans sa forme de réflexion bsolue et sa mécanique.

Mais qu’allions nous en faire ?
Une chose troublante, c’est que dès les premières lectures nous nous sommes dits, « Punaise ! Ça aurait pu être le contenu de la conférence de notre spectacle de clown », que nous venions de créer en mai 2014 au Prato. Très vite nous avons décelé le potentiel comique de ce texte pourtant tout à fait sérieux. Nous avons souhaité l’articuler avec des personnages burlesques, venus tout droit du BDKabaret, specatcle « originel » de la cie, enrichis par travail de clown. Le burlesque, les personnages décalés se marient très bien avec les textes de Daniil Harms, car le côté inachevé, déroutant, ovni de son écriture pose la questions des normes, du comment vivre, du qui croire.
Créer en appartement, était l’occasion de jouer avec les frontières, les limites acteurs/spectateurs, l’espace de la manipulation à l’image des mentalistes, avec cet espace intime de l’appartement que
nous partageons de fait – on ne se rend pas dans un appartement comme dans un théâtre – cette sensation de proximité entre les acteurs et les spectateurs est directement en lien avec notre recherche et l’axe de notre compagnie. Jouer de la « Vivance » cette vibration qui a lieu dans le processus vivant du spectacle, entre les acteurs et les spectateurs. Cette vibration, cette porosité est un outil de jeu assez exceptionnel dans les lieux intimes comme le sont les appartements. Ce spectacle sait aussi s’adapter à des espaces apparemment moins intimistes, comme des dojos ou des scènes extérieures. Le principe pour nous est de toujours réactualiser le jeu, la forme en lien avec l’espace dans lequel nous jouons, afin que l’espace nous apparaisse intime et que nous ne perdions pas la qualité de relation de jeu avec les spectateurs.